Les droits de l'enfant dans les pays du Sud

Inégalités de genre, pauvreté, exploitation... Dans certaines régions du monde, les droits de l'enfant ont la vie particulièrement dure. Exemples.

Le droit à la vie

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre total de décès d’enfants de moins de 5 ans a chuté de 12 millions en 1990 à 6,6 millionsen 2012. Toutefois, cette évolution n'est pas la même partout dans le monde. Plus de 70% des cas de mortalité enfantile sont recensés en Afrique et en Asie du Sud.

Pour garantir le droit à la vie de ces enfants, en priorité les plus jeunes, il faut mener des interventions pour la communauté entière. Par exemple, améliorer les systèmes de santé nationaux, les soins prénataux, l’accès à l’eau potable, l’éducation à l’hygiène, la lutte contre les maladies (pneumonie, diarrhée, paludisme, vih/sida). Sans oublier l’enregistrement des naissances, qui permet à chaque enfant d’exister légalement et d’avoir accès à ces soins.

La lutte pour la survie est d’autant plus cruciale pour les filles qui sont souvent victimes d’avortements sélectifs dans les régions où on leur préfère les garçons pour des motifs culturels ou économiques.

Pour en savoir plus sur ce droit, voir aussi:

  • Article 6 : le droit à la vie et au développement

Le droit à l’identité

Le droit à une identité est un droit fondamental. Avoir un nom et une nationalité, être reconnu officiellement, connaître ses parents et sa famille quand c’est possible: tous ces éléments permettent à l’enfant d’exister. Pourtant, on estime que plus d’un enfant sur trois n’est pas déclaré à la naissance, ce qui représente quelques 51 millions d’enfants chaque année à travers le monde. Ces enfants sont "invisibles", c’est-à-dire qu’ils n’ont aucun statut donc pas accès aux soins de santé, à l’enseignement ou aux systèmes de protection contre l’exploitation.

Pour en savoir plus sur ce droit, voir aussi:

  • Article 7: le droit à un nom et à une nationalité
  • Article 8: le droit à la protection de l’identité

Le droit à la protection

Les enfants ont droit à une protection particulière parce qu’ils sont sous la responsabilité des adultes jusqu’à leur majorité. Mais aussi parce qu’ils sont les premières victimes de la guerre, de l’exploitation ou de la pauvreté. Le phénomène de la traite des enfants, qui frappe particulièrement l’Afrique de l’Ouest, est un exemple frappant.Cette activité clandestine consiste à enlever des mineurs par le recours à la contrainte, à l’enlèvement ou à la tromperie. Environ 1,2 million d’enfants seraient victimes de la traite chaque année.

Pour en savoir plus sur ce droit, voir aussi:

  • Article 16 : le droit à la vie privée
  • Article 19 : le droit d’être protégé(e) contre les mauvais traitements et la négligence
  • Article 20 : le droit à la protection, même quand l’enfant n’a pas de famille
  • Article 32 : le droit à la protection contre l'exploitation et le travail des enfants
  • Article 33 : le droit à la protection contre la drogue
  • Article 34 : le droit à la protection contre l’exploitation et les abus sexuels
  • Article 35 : le droit à la protection contre le commerce, le trafic et l’enlèvement
  • Article 36 : le droit à la protection contre les autres formes d’exploitation
  • Article 37 : le droit à la protection contre la torture et la privation de liberté
  • Article 38 : le droit à la protection en cas de conflit armé

Le droit aux soins de santé

Chaque enfant a le droit de jouir du meilleur état de santé possible et d’avoir accès aux soins (article 24 de la CIDE). Or, on sait que dans le monde, les trois quarts des maladies sont causées par l’eau non potable et de mauvaises conditions sanitaires ou d’hygiènes. Les sages-femmes et les infirmiers locaux ont un rôle fondamental en la matière: il est très important qu’ils reçoivent une formation de qualité.

La malnutrition est un autre problème récurrent des pays du Sud qui influence la résistance des enfants aux maladies quand ils ne bénéficient pas d’une alimentation équilibrée. La qualité est toute aussi importante que la quantité. En effet, une alimentation carencée peut avoir des conséquences irrémédiables sur la croissance ou le bon développement physique et mental de l’enfant.

Pour en savoir plus sur ce droit, voir aussi :

  • Article 24 : le droit à la santé et aux services médicaux

Le doit à la vie et au développement

Des progrès on été réalisés dans les services d’accueil de la petite enfance, mais le nombre et la qualité des centres d’accueil ne sont pas toujours très développés. Les jeunes enfants restent souvent à la charge d’une sœur plus âgée, qui ne peut dès lors pas aller à l’école. Pour lutter contre ce phénomène, Plan investit dans des projets intégrés comme la création de jardins d’enfants ou de centres de prise en charge de la petite enfance.En scolarisant les plus petits, Plan leur donne de bonnes bases pour construire leur éducation, tout en laissant la possibilité aux grandes sœurs d’aller à l’école primaire.

Pour en savoir plus sur ce droit, voir aussi:

  • Article 6 : le droit à la vie et au développement

Le droit à l’éducation                                

Selon une étude de l’UNESCO (2010), le nombre d’enfants qui ne vont pas à l'école primaire continue de diminuer  (72 millions en 2005 pour 57,2 millions en 2011). Toutefois, les inégalités entre les sexes persistent: environ 60% des enfants non scolarisés sont des filles. En général, les parents préfèrent garder leurs enfants – surtout les filles – à la maison pour qu’ils puissent les aider. Les coûts liés à la scolarisation représentent un frein pour les familles les plus défavorisées, surtout celles des zones rurales. Il faut payer l’uniforme, l’inscription à l’association de parents, acheter des cahiers, des crayons, des ardoises… Traditionnellement destinées à s’occuper des enfants et du foyer, il n’est pas rare que les filles voient leur éducation passer après celle des garçons.

Pour en savoir plus sur ce droit, voir aussi:

Le droit à la participation

Les clubs médias pour les enfants et les jeunes sont une pédagogie par les pairs participative à laquelle Plan a fréquemment recours. Les enfants y sont formés aussi aux techniques de communication et à diverses thématiques liées à leirs droits, comme l’hygiène, l’alimentation, la santé… Le but est qu’ils sensibilisent ensuite d’autres jeunes. L’éducation aux droits de l’enfant par et pour les enfants a davantage d’impact. Les médias sont des outils actuels qui permettent de toucher un plus grand nombre d’autres enfants. Clubs vidéo, théâtre, journal, radio…: dans des pays où les enfants ne sont pas habitués à participer et à exprimer leur opinion, le recours aux pairs et la pédagogie participative sont très efficaces.

Pour en savoir plus sur ce droit, voir aussi:

  • Article 12 : le droit à la liberté d’opinion
  • Article 13 : le droit à la liberté d’expression
  • Article 14 : le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion
  • Article 15 : le droit à la liberté d’association

La Convention relative aux droits de l'enfant

Les droits de l'enfant dans les pays du Sud. Copyright: Plan/Sigrid Spinnox

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